Glossaire

APPAREIL PHOTO NUMÉRIQUE / DOS NUMÉRIQUE ­ Appareil photo qui enregistre les informations visuelles dans un fichier numérique au lieu d’une pellicule. Les appareils photo numériques permettent de passer outre l’étape de reproduction photographique de l’image et par conséquent de résoudre des le départ les différents problèmes liés a la numérisation ­ dominantes de couleur, etc. L’archivage sous forme de données numériques s’en trouve également optimisé. Le dos numérique professionnel est conçu pour les appareils de studio grand format. Il numérise directement sur ordinateur, permettant dans la plupart des cas de créer des fichiers allant de 300 a 500 Mo. Ce procédé reste néanmoins très onéreux et requiert de solides compétences en photographie.

CMJN (cyan, magenta, jaune, noir) : encres primaires. Système de couleurs utilisé par les imprimeurs traditionnels. Chacune de ces quatre couleurs est appliquée sur une plaque d’impression spécifique afin d’obtenir une image polychrome. On parle alors d’impression en quadrichromie. La plupart des imprimantes Giclée utilisent toutefois le profil RVB car il offre une gamme plus étendue de couleurs ­ et également parce que les scanners numérisent les images en mode RVB. Le cyan, magenta, jaune et noir sont également les couleurs primaires utilisées en impression simili (lithographie offset).

CORRECTION DE LA COULEUR : manipulation des couches, nuances, teintes, contrastes et niveaux de couleurs avant l’impression afin d’éliminer toute dominante de couleur et déséquilibre par rapport à l’image originale ou numérisée.

CUVETTE : empreinte laissée sur le bord d’une reproduction par la pression de la plaque sur le papier au moment de l’impression. Ces marques sont fréquentes dans les procédés de gravure a l’eau forte ou en taille-douce ou l’image est estampée sur la plaque de métal. (Innova développe pour sa gamme de papier Beaux-arts numérique un support reproduisant en creux cette empreinte afin que la cuvette apparaisse également sur les impressions Giclée.)

DPI (dot per inch) : points par pouce (également ppp). Unité de mesure déterminant la qualité d’impression du périphérique de sortie. Il s’agit du nombre de points qu’une imprimante peut reproduire par ligne d’un pouce (25,4 mm). Ainsi, une impression à 600 dpi comprendra 36 000 point par pouce carré de papier (600×600). Cette valeur indique également le nombre de points par pouce d’une image numérisée.
Voir résolution.

ÉDITION LIMITÉE : tirage limité a un certain nombre d’exemplaires. Lorsque ce nombre est atteint, aucun autre exemplaire de l’oeuvre ne peut être reproduit ni vendu. La limitation donne généralement une certaine valeur à l’oeuvre. Pour la lithographie, on s’accorde généralement sur un tirage standard de 850 exemplaires, au choix de l’artiste ou de l’éditeur. Pour les impressions Giclée, ce chiffre peut éventuellement être revu à la baisse. Cependant, les conditions de la Fine Art Trade Guild stipulent que pour obtenir le statut de  » tirage à édition limitée « , la reproduction ne doit pas excéder 1950 exemplaires (épreuves d’artiste incluses).

ENCRES PIGMENTÉES : encres produites à partir de pigments de couleur moulus très finement puis mélangés en suspension dans le liquide formant l’encre ­ contrairement aux encres teintées ou un colorant est mêlé au liquide. Comme pour les autres types de couleur, on obtient alors une image plus  » solide à la lumière « , c’est-à-dire qui ternira moins vite. Les encres pigmentées que l’on trouve actuellement sur le marché sont dotées d’une résistance a la lumière pouvant atteindre un siècle. Cette résistance est toutefois conditionnée par plusieurs facteurs comme la marque et la qualité de l’encre, le type de papier utilisé et les conditions de stockage. Par contre, les encres pigmentées tendent à avoir un gamut de couleur moins étendu que les encres colorées.

ÉPREUVE D’ARTISTE : épreuves finales uniques signées par l’artiste lorsqu’il est parvenu à la couleur et aux tonalités désirées avant le lancement de l’impression en plusieurs exemplaires. On retrouve fréquemment ce type d’épreuves dans l’intaglio, la sérigraphie et la lithographie (au niveau commercial). Elles doivent être approuvées avant le lancement de l’impression. Le recours aux épreuves finales est très fréquent de nos jours ou, grâce a la technologie informatique, plusieurs étapes d’épreuvage sont réalisées sur imprimante a jet d’encre afin de simuler les couleurs obtenues sous presse.
Voir Épreuvage dans Gestion de la couleur

FLUX DE PRODUCTION (boucle fermée) : fait de posséder un équipement complet de scanner, écran, logiciels, imprimante et papier tous étalonnés les uns par rapport aux autres. Cela contribue a une gestion plus aisée et rapide de la couleur.

FORMATS DE FICHIER : l’information contenue par un fichier numérique peut être sauvegardée sous différents formats/extensions. Il peut s’agir du format de l’application qui a servi à générer le fichier ­ .psd pour les fichiers Photoshop par exemple, ou d’un format plus universel supporté par la plupart des éditeurs d’image, comme .tiff et .jpeg. Certains formats de fichier compressent les informations constituant l’image afin de créer des fichiers moins volumineux. Bien que cette technique soit très utile pour l’archivage et l’envoi par courrier électronique, une partie des informations contenue dans l’image peut néanmoins être perdue pour l’impression (notamment avec le jpeg et le GIF). Principaux formats : tiff, jpeg, Psd, GIF et EPS.

GAMUT : gamme des couleurs qu’un périphérique ou un assortiment d’encres peuvent reproduire afin de créer certaines combinaisons chromatiques spécifiques dans cette gamme particulière.

GESTION DE LA COULEUR : système contrôlant les périphériques d’entrée et de sortie et leur interprétation de la couleur. Cette opération est souvent effectuée avant l’impression à l’aide d’un logiciel de traitement d’image tel que Photoshop, ou pour les environnements de production qui requièrent plus de précision et de cohérence, au moyen d’un processeur d’image tramée (RIP) dont les profils ont été créés afin de parvenir a une homogénéité de la couleur sur différentes teintes de papier. Ce processus d’adaptation au résultat d’impression recherché des données contenues dans le fichier informatique porte le nom d’épreuvage.
Voir processeur d’image tramée et flux de production.

GICLÉE : tirage d’une image numérisée sur une imprimante à jet d’encre. Ce terme désigne généralement une édition limitée d’une reproduction d’art sur papier couché de qualité archive réalisée au moyen d’encres pigmentées, qui ont l’avantage de résister aux ultraviolets.
L’échelle Blue Wool est une norme d’imprimerie fixée par la Fine Art Trade Guild sur laquelle un papier au grammage supérieur a 250g/m2 doit obtenir un score de 6 ou plus afin de mériter l’appellation d’impression Giclée, ce qui en garantit la longévité.

IMPRESSION NUMÉRIQUE : impression réalisée sur une imprimante à jet d’encre à partir d’un fichier informatique.

Voir Giclée.

INTAGLIO : procédé d’impression ou l’image est créée sur une plaque de métal par l’action chimique d’un acide (taille-douce) ou estampée sur la surface de la plaque d’impression (eau-forte). Lorsque la plaque est encrée, l’encre coule dans les lignes ou zones estampées et crée ainsi une image qui sera reproduite a l’envers sur le papier au moment du passage sous presse. Cette technique est utilisée pour l’eau-forte, l’estampe, la mezzo tinte, la pointe-sèche, l’aquatinte et la photogravure.

IRIS : modelé d’imprimante a jet d’encre autrefois utilisé pour reproduire une oeuvre sur papier d’art.

IT8 : gamme de chartes de couleur servant à caractériser les différents périphériques et outils tels que les scanners et les imprimantes. On utilise ces chartes pour créer des profils chromatiques permettant d’obtenir une reproduction homogène des couleurs sur des papiers différents. Cette gamme de couleurs normalisée constitue une référence professionnelle pour le calibrage des périphériques d’entrée et de sortie.

LITHOGRAPHIE : procédé d’impression utilisé pour les grands tirages basé sur l’utilisation des encres primaires et la séparation en quadrichromie. Porte également l’appellation commerciale « d’impression offset ». Il s’agit de la technique de reproduction photomécanique la plus rapide et la plus répandue. L’oeuvre est numérisée, ses couleurs sont séparées en quatre couches de couleur CMJN sur quatre plaques d’impression, puis elles sont imprimées successivement pour créer une image polychrome. Des couleurs supplémentaires peuvent être ajoutées séparément sur d’autres plaques afin de créer des effets spéciaux, comme une touche d’encre dorée ou une zone vernie qui ne peuvent être obtenues a partir des couleurs Pantone standard. Ces couleurs sont appelées couleurs d’accompagnement. Les artistes continuent d’utiliser la lithographie offset et sur pierre pour créer et reproduire leurs oeuvres, mais ces techniques manuelles demandent un temps considérable. Ces deux méthodes reposent sur le principe de la répulsion eau-graisse, un mouillage préalable empêchant la coloration de certaines zones tandis qu’ailleurs l’encre pourra se fixer, créant l’image obtenue a l’impression.
Voir impression a plat.

PAPIER A LA CUVE : carton pour aquarelle fabriqué à la cuve, offrant des nuances de couleur exceptionnelles et une grande luminosité. Ces caractéristiques en font un support parfait pour la gouache, la détrempe, le lavis, le dessin au fusain et au crayon. Fabriqué dans une machine à cuve cylindrique, le papier est extrait puis installé sur des cylindres de feutre naturel afin d’obtenir des grammages variant de 200 a 600 g/m2.

PAPIER FOURDRINIER : papier fabriqué sur une machine à papier fourdrinier. Le papier naturel Innova est produit selon ce mode de fabrication. Une double toile en mouvement continu sur plusieurs rouleaux est plaquée contre la pâte à papier saturée, donnant forme à la bande de papier. Le papier est ensuite retiré du rouleau puis introduit dans la machine au moyen de cylindres de feutre naturel présélectionnés, et enfin pressé puis séché en plusieurs étapes.
Le papier de notre gamme possède différents grammages variant de 150 à 450 g/m2. Il existe dans une multitude de dimensions et de textures. Comme le papier à la cuve, son utilisation s’applique aux aquarelles et à toutes les techniques sèches et humides. Sa qualité exceptionnelle permet en outre de l’utiliser avec de nombreux procédés d’impression.

PROFIL : réglage spécifique des couleurs permettant d’obtenir une reproduction parfaite des couleurs sur différents papiers et avec différentes encres. Les profils permettent de passer sans altération d’un espace de couleur à un autre.

REHAUSSE A LA MAIN : procédé qui consiste a peindre sur une reproduction Giclée après l’impression. L’artiste cherchera ainsi à rehausser certains endroits, a créer une texture semblable à l’original ou à appliquer quelques touches dorées et métalliques qui n’ont pu être reproduites lors de l’impression.

RÉSOLUTION : plus la résolution d’une image est élevée, plus elle contient d’informations. On mesure la résolution en  » dpi  » (points par pouce). Les points désignent les pixels qui composent l’image numérique. Ainsi, une résolution de 150 dpi signifie que chaque pouce de l’image contient 22 500 pixels (150 x 150) sur chaque pouce carré. On parle également de pixels par pouce, ou plus simplement de  » RES  » qui désigne de manière métrique la résolution par millimètre (une RES 12 équivaut à 305 pixels par pouce).

RVB : rouge, vert, bleu. Ce système de couleur ne peut être utilisé pour l’impression à plat telle que la lithographie, mais il est fréquemment employé pour l’impression numérique, les fichiers utilisés adoptant toujours ce format. Les encres utilisées par les imprimantes sont toutefois encore de type CMJN, y associant souvent des couleurs supplémentaires comme du cyan ou magenta clairs, du noir, voire parfois de l’orange et du vert (procédé appelé hexachromie) afin d’élargir la gamme des couleurs restituées et ainsi obtenir une meilleure graduation des tonalités.
Les couleurs RVB sont les couleurs primaires de la lumière, à ne pas confondre avec les couleurs primaires des pigments en peinture ou pour les encres.

SCANNER : périphérique d’entrée servant à capturer l’image avant de l’enregistrer dans un fichier numérique sur un ordinateur. Au moyen d’un capteur sensible à la lumière, le scanner traduit l’image en un ensemble de points. Différents types de scanner : scanner a plat, a tambour, pour transparents, appareil photo et dos numérique.

SÉRIGRAPHIE : terme utilisé pour décrire le procédé d’impression qui consiste à faire passer de l’encre au travers d’un écran de soie. L’image est créée par superposition de couches de couleurs en aplat. Chaque couleur nécessitant un écran séparé, ce procédé est assez coûteux pour les tirages à édition limitée.

SOLIDITÉ A LA LUMIERE : vitesse à laquelle les colorants, les pigments et la peinture changent de couleur ou ternissent sous l’effet des ultraviolets ou de la lumière du jour, de la chaleur, de l’acidité ou des alcalis. La durée de conservation attendue ou estimée d’une impression peut être mesurée au moyen de tests tels que l’échelle Blue Wool (RU) ou les rapports du laboratoire Wilhelm (E.U.). Néanmoins, la solidité à la lumière dépend également de l’association encre-papier utilisées, toutes les encres ne ternissant pas à la même vitesse selon les papiers sur lesquels elles se trouvent.

SYSTEME D’HOLOGRAMME : système mis en place pour garantir l’authenticité d’une reproduction d’oeuvre d’art et en empêcher la copie. Il consiste en un hologramme alphanumérique apposé au dos de la reproduction numérotée, doublé d’un autre hologramme portant le même numéro sur le certificat d’authenticité.

TIRAGE OUVERT : reproduction produite sans limite de tirage, généralement en impression offset. Le tirage ouvert suppose notamment que l’oeuvre peut être reproduite en différentes dimensions et sur différents supports — cartes, vêtements, etc.

RIP : processeur d’images tramées (Raster Image Processor). Les images tramées sont construites sur le mode matriciel (bitmap) contrairement aux images construites sur le mode vectoriel. Le tramage consiste à convertir en points des données mathématiques et numériques au moyen d’un périphérique de sortie. Le processeur d’images tramées permet également d’augmenter la taille des images sans grande perte d’informations ou effet de pixellisation comme cela se produirait sous Photoshop. Des profils ICC peuvent également être incorporés au processeur d’image tramée dans une optique de gestion de la couleur.